20 janvier 2010

Creux.

Ca picote un peu, en fait, tu vois ? Ca se passe par vagues, en fait, c’est bizarre, mais c’est comme ça. Au début, tu te dis, c’est bon, c’est moi qui ai fait le truc, ça va aller, j’irai mieux.

Et tu vas mieux, j’te jure ! M’enfin, tout dépend de comment ça s’était passé avant, si t’étais investi ou pas, si l’autre l’était, ça dépend de ton mental, aussi… Bon, pour moi, en tout cas, ça allait mieux.

Mais ça a pas duré longtemps, putain ! Quoi, deux-trois mois après, paf, paye ta déprime, et vas-y que je me lamente, et vas-y que je me prends des polentes histoire de rigoler un peu… Mais tu te marres pas trop, du coup, t’as plus tendance à chialer et à faire chier tes potes. Ca va cinq minutes, le bureau des pleurs, alors du coup, hop, tu relèves la tête, tu fais semblant que ça va bien, même si le soir t’arrives pas trop à pioncer. Pis à force de faire semblant, le temps passe, avec sa grosse gomme bien baveuse. Du coup, ça va vraiment mieux. Pis t’as des potos, du taff, il fait beau, tu vis, merde, ça avance, quoi.

Sauf que la gomme du temps, mon gars, j’te l’ai dit, elle est baveuse. Et elle fait pas dans le détail. Du coup, certains trucs restent. Ca peut être du tout bon comme du vraiment naze, ça dépend. Pour le coup, le bon s’est barré, des trucs bien lourdingues sont restés, et le sentiment général, c’est celui du manque.

Le vide, le gros, le noir, tu sais, celui que tu sais qu’il t’attend, le néant, l’impression d’être creux et de servir à rien. De plus avoir aucun but, aucune motivation, aucun objectif. Le sentiment d’être en vie sans savoir pourquoi, sans exister, sans être défini, quelque chose de plat, d’ennuyeux et long. Court, long et terrifiant.

Là, où j’en suis, c’est à nouveau le creux. Le temps passe, les choses se passent, moi, je reste, je bouge pas, à peine, c’est l’entropie, je me dégénère, et le temps me coule dessus comme l’eau sale d’une canalisation pourrie. J’avance pas, je recule pas, je glande, je pourris sur place dans le marasme de mes souvenirs à la con sans réussir à aller de l’avant.

Et toujours ce putain de vide qui ronge, et qui va un jour finir par sortir pour me bouffer tout entier de l’extérieur.

Il y a du manque. J’ai envie de. Mais je sais même plus de quoi.

Posté par Grinder à 20:07 - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Commentaires sur Creux.

    hello, rends visite à la RASTA Chenille, à coco et à STELLA. Ca te mettra un peu de baume au coeur...
    La vie est trop courte pour la vivre triste
    Bye. Et bonne année

    Posté par stella la luna, 20 janvier 2010 à 20:16 | | Répondre
  • Faudrait me présenter ces personnalités qui s'annoncent charmantes
    Sinon, ça va, chuis pas triste non plus, c'est juste le blues de janvier. Rien que de très banal et de pas méchant.

    Bonne année à toi et merci pour ton message.

    Posté par Grinder, 20 janvier 2010 à 20:22 | | Répondre
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